17

déc

2012 sera l’année de la question : comment innover pour un futur souhaitable ?

Nous avons commencé à suivre cette thématique de réflexion après avoir assisté à une conférence de Monsieur Philippe Likacs, l’auteur du livre : Stratégie pour un futur souhaitable.

Après les années folles de croissance que les générations du babyboum ont connu, nous arrivons dans une période nouvelle où les valeurs acquises aujourd’hui sont petit à petit entrain d’être remises en question. Chez EthikMind, nous souhaitons pouvoir participer à ce changement, en cherchant à innover pour un futur souhaitable !

La dynamique de l’innovation d’aujourd’hui est radicalement différente car aujourd’hui, c’est l’offre des entreprises qui créée la demande des consommateurs. L’offre précède donc la demande. L’exemple de l’Iphone nous montre que l’entreprise n’est plus guidée par la demande mais qu’elle doit elle même apporter quelque chose qui viendra dynamiser cette demande. C’est l’innovation…

Ainsi, quel serait le nouveau marché à inventer pour EthikMind ? Tout en sachant que c’est la volonté ou l’éthique interne d’innover pour créer quelque chose de souhaitable pour le futur qui doit en permanence guider le projet.

Comment caractériser ce qui est souhaitable pour le futur ?

J’ai retrouvé une vidéo qui donne la parole à un éventail varié d’entrepreneurs. Voilà en 3 adjectifs, pour eux, ce que serait le futur souhaitable :


Pour EthikMind, les réponses seraient les suivantes :

- avoir une finalité aussi haute que possible, par exemple favoriser le développement de personnes, ou de relations de réciprocités entre les personnes (et non pas de verticalité ou de charité),
- éclairer l’ensemble de la problématique du futur en produisant des synergies (sur les thématiques de l’éco-conception des produits et sur le respect et la préservation de la nature),
- être valable pour toutes les cultures et toutes les religions,
- être ouvert, sobre et déclinable.

Et pour vous, qu’est ce que vous évoque un futur souhaitable ?

Voici quelques exemples (sur lesquels capitaliser) qui sont innovant pour un futur souhaitable :

- Grameen Bank,
- Max Havelaar,
- Patagonia,
- Renault Logan.

Le projet entrepreneurial nécessite une ambition élevée qui doit être le prolongement de la flamme personnelle, en ligne avec tout le fil de linge de l’entrepreneur. La vision dynamisante de Yunus lui a permis d’innover sur la manière de prêter aux plus pauvres pour leur développement.

Critères d’une décision démultiplicatrice

- maximiser le nombre de résultats ayant des effets leviers, créateurs de dynamique,
- s’obliger à imaginer des solutions qui répondent à plusieurs objectifs. Par exemple Yunus prête à 5 alliés minimum. Si au bout de 2 mois le 1er le rembourse, alors il prête au second, et ainsi de suite. C’est un gage sur l’honneur.

Voici quelques explications de l’auteur du livre :

Quels enseignements EthikMind peut tirer de ces exemples ?

1. Sur la manière d’utiliser sa vision :

- guider les décisions d’EthikMind en les confrontant à la vision : puisque EthikMind a pour vision… alors cette décision est appropriée,
- recruter des alliés,
- évaluer le résultat par rapport à la vison finale,
- garder le cap de la vision originelle sans jamais céder à la facilité.

2. Sur la manière de gérer des relations :

- nouer des relations d’alliance,
- nouer des relations de personnes à personnes,
- être systématiquement en recherche d’alliances,
- tenir un langage de vérité.

N’hésitez pas à compléter si cela vous inspire. Un prochain billet sera consacré à Patagonia. En attendant, ce post était le dernier de l’année 2011. C’est aussi l’occasion pour nous de vous souhaitez un joyeux Noël ainsi qu’une excellente année 2012 !

30

mai

Le premier été d’EthikMind sera sous le signe du commerce équitable

Après s’être lancé, le 3 décembre dernier, avec des produits 100% techniques fabriqués en Espagne et au Portugal, EthikMind se lance dans le commerce équitable, avec une collection de nouveaux T-shirts en coton bio et équitable du Brésil.


Comme beaucoup le savent, l’agriculture fait vivre plus de 3 milliards d’individus et parfois dans des conditions de précarité et de malnutrition, avec comme arrière plan le travail des enfants. Le travail des enfants est un cercle vicieux majeur de la pauvreté. La seule solution est de le faire disparaitre  pour que ces enfants puissent bénéficier d’une éducation et qu’ils puissent vivre dans des conditions physiques favorables à leur croissance.

Les inégalités ne sont pas atténuées par la forte hausse du cours des prix des matières agricoles sur les marchés financiers. Les  agriculteurs des pays du Sud se retrouvent souvent dans l’incapacité de faire vivre leur famille par le fruit de leur travail, ce qui est la cause principale du travail des enfants.

Le principe du commerce équitable est de créer un lien direct entre les producteurs et les consommateurs. Cela assure une juste rémunération aux producteurs, leur permettant de couvrir leurs coûts de production et de subvenir à leurs besoins.

Ce principe a été inventé pour rétablir plus de justice dans les relations commerciales Nord / Sud. EthikMind, dans la définition même de son concept, avait dès le début imaginé appliquer ce principe à des relations commerciales Nord / Nord, afin d’aller à contre courant de la délocalisation, afin aussi d’aller dans le sens de l’augmentation de la qualité, des délais, d’aller aussi dans le sens de la réduction du transport des produits donc dans la réduction de leur consommation d’énergie grise, et dans le sens d’une logique de « marque territoriale » française, européenne (France, Allemagne, Suisse principalement) et Alsacienne particulièrement.

Ainsi, le commerce équitable place l’éthique au cœur des relations commerciales. Mais le fait de l’émergence de ce principe dans les relations Nord / Nord remet il en cause le commerce équitable Nord / Sud ? Pour EthikMind, la réponse est non, explication :

EthikMind s’intéresse aux « circuits courts » Nord / Nord, dans le cadre de confection de vêtements techniques pour la pratique de sports outdoors. Les matières utilisées pour ce type de vêtements sont toutes des polyesters. Comme vous le savez, ces matières ne poussent pas des les champs ! Par contre, la nouvelle collection de T-shirts EthikMind sera en coton, bio et équitable. Ce coton ne pousse pas sous nos latitudes, donc là, nous sommes bien dans une logique de « circuits courts » Nord / Sud.

Pour résumer, le commerce équitable, qu’il soit en relation avec des travailleurs de pays en voie de développement ou avec des entreprises dans les pays développés, a pour objectif de mettre à l’honneur l’équité, la transparence, de promouvoir les droits des travailleurs, la protection de l’environnement et le modèle coopératif. Un prix minimum est fixé aux producteurs en fonction de leurs coûts de fonctionnement, du coût de son développement et du coût de la vie. Voilà les conditions réunies pour devenir acteur de sa propre vie et de son avenir.

J’aurais bientôt le plaisir de vous présenter la nouvelle collection des T-shirts EthikMind ainsi que de vous présenter notre nouveau partenaire au Brésil, sa philosophie, ses valeurs et sa filière. De quoi vous donner envie de choisir un produit éco-conçu et de mesurer qu’un achat peut devenir un acte citoyen.

20

mar

La certification BlueSign, gage de haute qualité environnementale

Les textiles techniques sont souvent anti-bactérien, hydrophobe et respirant. C’est pour cette raison qu’ils sont particulièrement appréciés des sportifs. Or la fabrication d’un tel produit fait appel à la chimie des polymères et à des procédés chimiques de traitement. Puis, la teinture est aussi un procédé chimique ainsi que l’impression du graphisme. Les produits fabriqués en coton, lin, bambou et autres matières naturelles n’échappent pas à certains traitements et aux étapes de teinture et impression.

L’intérêt de la certification BlueSign est multiple. D’une part BlueSign est une organisation internationalement reconnue, basée en Suisse à St Gallen, et permet aux fabricants de textiles, en particulier dans le monde du sport, de vérifier et valider chaque étape de fabrication en prenant en compte la composition des tissus et leur impact sur l’environnement. BlueSign technologies permet de garantir que les produits certifiés ne contiennent  pas de résidus chimique dangereux, que les pollutions et rejets dans l’eau et dans l’air, dus aux traitements des tissus, sont pris en charges et minimisés et enfin que l’efficacité énergétique de  la chaine de production est maximisée.


Le processus de vérification de BlueSign consiste en :

1) BlueSign soumet un questionnaire détaillé aux usines et établit une grille d’évaluation personnalisée pour chacune d’elles,

2) l’usine accepte de faire l’objet d’une vérification approfondie de tous les éléments et procédés qui entrent dans la composition des produits, y compris les matières premières, l’utilisation d’énergie, les émissions, les effluents. L’impact écotoxicologique des substances est déterminé.

3) après vérification, BlueSign communique ses conclusions et adresse ses recommandations à l’usine. Si cela est possible, BlueSign propose des produits et processus moins dommageables pour l’environnement (via leur BlueFinder),

4) l’usine signe un contrat qui l’engage à intégrer tous ces changements préconisés par BlueSign, et cela dans un délais bien précis. Ainsi, l’usine devient partenaire de BlueSign.

5) au fur et à mesure que l’usine intègre ces recommandation, elle les soumets à BlueSign pour approbation,

6) enfin, l’usine est réévaluée pour valider les changements qui ont été apportés.

Ainsi, La certification BlueSign s’applique sur la totalité du cycle de vie du produit. De la chaîne de production, depuis les matières premières jusqu’au produit final en passant par les fournisseurs des produits chimiques, jusqu’aux consommateurs. Ainsi, en ayant limité l’impact sur l’environnement de la production, l’impact sur la santé que le produit peut avoir sur son utilisateur, on limite aussi l’impact que le produit aura en fin de vie, en tant que déchet.

Pour EthikMind, la problématique se situe à mon sens au niveau du transport car il est évident que les meilleures matières techniques sont fabriquées en Asie et à Taïwan en particulier. C’est pour cette raison que si nos recherches de partenaires capables de fabriquer une matière première en France et avec un procédé de recyclage de bouteilles en plastique ne donne rien, nous pourrions être à la recherche de partenaires Taïwanais, fabricants de matières techniques certifiés BlueSign. Cette matière première serait 100% issue du recyclage de bouteilles en plastique et la teinture serait Oeko-Tex. Le reste des étapes : impression du design, découpe, couture serait réalisées entièrement en France, autour de la ville de Mulhouse. Il reste encore quelques étapes avant d’en arriver là, nous ne manquerons pas de vous tenir informés !

10

sept

Venez fêter les 10 ans du GERPLAN dans la région Mulhousienne !

Savez vous qu’est ce qu’un GERPLAN ? Il s’agit d’un Plan de Gestion de l’Espace Rural et Périurbain. Autrement dit, c’est un outil que plusieurs communes utilisent au service du développement durable. Son objectif est de préserver les milieux agricoles, les milieux naturels et les paysages. Dans cette optique, le GERPLAN permet de concilier les impératifs de l’aménagement du territoire, les nécessités économiques et la préservation de la nature et de l’environnement.

A cette occasion, tout le monde est invité à visiter deux fermes de l’agglomération engagées dans l’agriculture durable. Tout au long de la journée de nombreuses animations sont prévues :

A la ferme de Berwiller :

- restauration toute la journée : tarte flambée avec les produits de la ferme,
- visites de la ferme,
- circuits de découverte du patrimoine naturel (CINE),
- découverte des petits animaux de la ferme – ferme pédagogique,
- ateliers de fabrications du beurre,
- présentation des AMAPs : présentation des paniers et dégustation des produits,
- Jeu concours.

A la ferme de Sausheim :

- restauration à partir de 11h30 : pizzas bio,
- visites de la ferme,
- circuits de découverte du patrimoine naturel (CINE),
- balade botanique (Daniel Zenner),
- observation des milieux d’habitat de la chouette chevêche (Marc Wioland),
- Ateliers découverte cuisine avec les plantes sauvages (Daniel Zenner),
- présentation des AMAPs : présentation des paniers et dégustation des produits,
- Jeu concours.

Alors dimanche 19 septembre, vous savez déjà ce que vous faites ? :)

22

avr

Puma invente le beurre et l’argent du beurre…il était temps !

Puma vient d’inventer son Clever Little Bag. Un petit sac pour remplacer la grosse boite à chaussure en carton qui ne sert à rien… voici une petite vidéo pour vous rendre compte de l’évolution :

Vu les ventes de Puma, le Clever little bag permet une sacrée économie :

  • 65% de carton soit X centaine de millier de tonnes (je ne connais pas le chiffre exact),
  • 1 sac plastique par vente de paire de chaussures soit 275 tonnes de plastique par an,
  • 5555 Méga Watts Heure d’électricité,
  • 1 million de litres de gazoil,
  • 1 million de litres d’eau.

Du coup Puma fait d’une pierre deux coups. Ils économisent beaucoup d’argent et diminuent leur impact sur l’environnement ! Pourtant chez Puma n’y a pas que des écologistes… il n’y a que du bon sens…!

Clever little bag

31

mar

Semaine du Développement Durable 2010

Le Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement Durable et de la Mer a décidé de mettre à l’honneur le développement durable du 1er au 7 avril 2010.  Cet évènement est l’occasion de faire parler du développement durable et de tenter d’imprimer dans l’esprit des citoyens le leitmotiv suivant:

«  PASSER AU DURABLE, ÇA MARCHE  » !

La semaine du développement durable sera cadencée par différents sujets sur le thème «  changeons nos habitudes « .

Le sujet qui m’a le plus intéressé est « Biodiversité, quand le sport s’engage » ! Les activités sportives semblent apporter leur contribution au maintien de la biodiversité et des espaces naturels.

Il existe une charte « du sport pour un développement durable » qui est émise par le Comité National Olympique et Sportif français. Elle s’adresse aux fédérations sportives directement, comme par exemple la Fédération française de Golf qui a dressé avec le Muséum d’Histoire Naturelle un inventaire de son Golf National, la Fédération Française d’Équitation, la Fédération Française d’ Étude et de Sports Sous Marins etc.

L’objectif est de les aider à s’impliquer dans une gestion respectueuse des sites, des paysages et de la nature et d’adapter les activités aux contraintes environnementales et au respect de la biodiversité.