25


sept

Que penser de la taxe carbone ?

posté par Marco dans

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La taxe carbone ou contribution énergie climat selon Jean-Louis Borloo doit être « douce, progressive, évaluable et sans atteinte à la compétitivité et au pouvoir d’achat des ménages ». Cette taxe carbone, idée de Nicolas Hulot dans son Pacte écologique doit être le déclencheur du changement des comportements des citoyens de France et plus largement du monde. Autrement dit, taxer les énergies fossiles car c’est la combustion de celle-ci qui produit du CO2, gaz responsable du réchauffement climatique.

Pourquoi ne taxer que les énergies fossiles alors que la production d’électricité n’est pas anodine sur le climat ? Il y a certes les centrales nucléaires qui ne rejettent pas de CO2 en grande quantité. Mais la majorité de la production d’électricité dans le monde se fait par combustion de charbon ou de gaz. Cette électricité là produit du CO2 en grande quantité. Sera elle taxée ?

Il y aura la taxe pour les particuliers et la taxe pour les entreprises. Le prix semble fixé à 17 euros la tonne de CO2 mais l’objectif est de progressivement augmenter les tarifs pour arriver à 100 euros la tonne en 2030, seule solution afin de faire évoluer les comportements. Il parait qu’en Suède, la taxe carbone a été créée en 1991 et fixée à 27 €. Elle est aujourd’hui à 108 €.

Mais voila, comment mesurer de façon fiable que le petit voisin est responsable de 10 tonnes de CO2 dans l’atmosphère alors que la petite voisine elle n’est responsable que de 5 tonnes ? Par exemple en fixant des forfaits qui s’ajouteront sur les factures de gaz, de fioul, de bois de chauffage, sur le billet d’avion et sur les produits manufacturés qui auront consommés du CO2 lors de leur fabrication. Par exemple j’ai entendu sur France-Info ce matin que la contribution de la taxe carbone à la pompe sera de 1 centime d’euro / litre. Alors imaginez, l’habitat est une source d’émission de CO2 très importante. Entre quelqu’un qui aura les moyens d’isoler sa maison pour descendre en dessous des 50 KWh/m2/an et un autre qui ne pourra pas, les inégalités iront bon train.

Cette taxe carbone a délibérément pour but d’orienter les français vers une consommation d’énergie électrique plutôt que fossile. Alors que des pays comme l’Allemagne commencent à délaisser le nucléaire, la France elle ne parle que de CO2 (gaz qu’on trouve naturellement dans l’air et partout sur la planète). Pourquoi alors ne pas aussi parler des déchets nucléaires ? Les déchets des centrales dits « à vie courte » sont radio-actif au moins 300 ans. C’est à dire que mes arrières arrières petits enfants en feront encore les frais. Les déchets de haute activité (HAVL) et les déchets de moyenne activité et à vie longue (MAVL) sont hautement radioactifs pendant des centaines de milliers et même de millions d’années.

Est-ce là une solution plus acceptable que de rejeter des GES (Gaz à Effet de Serre) ?

En plus du CO2, pourquoi ne pas aussi taxer ce qui nous rend malade : les gaz toxiques et autres particules issus de combustion (NOx, SOx, O3, Pb, Poussières, et autres COV) puisque la présence de ces molécules dans notre environnement a une incidence directe sur le trou de la sécu ?

Photo : www.weesk.com

27


août

Des T-Shirts équitables

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Acheter équitable s’est s’opposer à vigoureusement à ça :

- Les producteurs de coton conventionnel subissent les fluctuations des prix sur le marché international. Depuis longtemps déjà, le prix du coton baisse. En revanche, le prix des engrais chimiques, des désherbants et des insecticides ainsi que le prix des semences augmente, ce qui ne fait que creuser encore plus l’écart entre le revenu et le coût de production. Par conséquent, les cultivateurs perdent leur base de subsistance la plus importante et, bien souvent, ils ne peuvent même plus subvenir aux besoins élémentaires de leur famille. En Inde, l’une des principales régions où l’on cultive le coton, cette évolution a déclenché une vague de suicides. Rien qu’entre 2005 et 2007, plus de 5000 petits producteurs ont mis fin à leurs jours à cause du désarroi dans lequel les plongeait leur situation désespérée.

- Pendant les soldes j’ai acheté un T-Shirt à 6 euros dans une grande enseigne Mulhousienne. C’est seulement grâce à la très mauvaise rémunération des employés qui travaillent dans la transformation du coton conventionnel et en particulier le travail des enfants. Ils sont très appréciés aussi en raison de leur petite taille pour se déplacer rapidement entre les arbustes. Ces enfants sont au contact de produits chimiques dangereux pour la santé : les engrais et les pesticides mais aussi lors du blanchissement, de la teinte et de l’impression des textiles qui nécessite beaucoup de produits très toxiques. Beaucoup d’entre eux souffrent d’inflammations chroniques des yeux, de maladies des reins ou du foie et de problèmes respiratoires. De plus, ils sont soumis à la brutalité arbitraire des surveillants et ils doivent renoncer à leur droit à la scolarité.

Pour trouver des boutiques qui vendent des vêtements bio et équitables dans la région des trois-frontières RDV sur www.bio-fair.ch.

16


avr

Le travail et l’argent dans la crise

posté par Marco dans

C’est le travail et non l’argent qui doit systématiquement être valorisé comme source principale de la richesse. Jean Bodin donnait le ton avec sa formule célèbre “Il n’est de richesses que d’hommes”. François Guizot avait la conviction que le travail et l’épargne sont la voie royale de l’accès à la citoyenneté.
Seulement, cette crise est le signe de grandes inégalités, et injustices, du leurre de la technicité, et de l’irresponsabilité de certains acteurs économiques et politiques à courte vues. Alors oui il n’est de richesses que d’hommes, à condition que ces « hommes » ne soient pas cupide et sans foi ni loi.

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C’est la crise d’une société qui valorise davantage les gains immédiats que les droits des personnes à un foyer, à une éducation ou à la santé. C’est la crise d’une société qui vénère beaucoup plus l’argent que l’amour, que la communauté, le bien-être et notre environnement.

Non, il n’est PAS de richesses que d’hommes lorsque le but de tout un chacun dans notre société est de faire de l’argent sans frais et de le prêter avec intérêt pour accumuler des réserves à partir de revenus non gagnés. C’est amasser ce que l’on a pas semé. Les petits voleurs sont enfermés dans des cages mais les grands voleurs se prélassent dans l’or et la soie, et nous les estimons tellement à cause de leur argent…

Existe il encore dans nos sociétés occidentales des valeurs sociales plus nobles que le simple profit monétaire ? Ce n’est pas une affaire de grands patrons, d’actionnaires, de politiciens uniquement, c’est une affaire d’individu avant tout ! Un premier pas pour appliquer ces valeurs sociales : nous pouvons restaurer l’ancienne vérité et dire que l’usure est un « péché » !

L’avidité économique est elle une crise spirituelle ?