
Le quotidien Dernière Nouvelles d’Alsace citait la députée européenne écologiste Michèle Rivasi qui s’inquiète de la position de la France qui propose le nucléaire comme solution miracle pour l’avenir…
Effectivement l’électricité nucléaire ne produit pas de Gaz à Effet de Serre. Le problème est qu’elle produit des déchets nucléaires. Alors entre GES et déchets nucléaires, nos cœurs balancent ?
« Certains disent que le nucléaire est totalement incompatible avec le réchauffement climatique. Pendant la canicule de 2003, les eaux de rivière ne permettaient pas de refroidir le réacteur de la centrale de Fessenheim. La création de 1000 nouvelles centrales dans le monde ferait baisser les émissions de GES que de 6% sans compter la prise de risque liée à la technologie et à la stabilité politique ».
Nous sommes dépendants de l’électricité nucléaire et la tendance risque d’exploser avec l’émergence de la voiture électrique. Comment pourrons-nous faire face à l’augmentation de la demande ? Certains proposent d’interdire le chauffage électrique, de rendre obligatoire les standards « passiv haus » ou « zéro énergie » dans l’habitat et surtout de diversifier les sources de production d’électricité, les rendres modulables, renouvelables et les relocaliser au maximum. Par exemple un logement bien situé pourrait s’auto suffire avec des panneaux photovoltaïques, un moulin à eau, une éolienne pour alimenter un quartier, un système de cogénération etc. Cela éviterait les coupures d’électricité lors des pics de consommation dû aux vagues de froid (exemple de coupure d’électricité en Bretagne actuellement). Cela permet aussi d’économiser toutes les pertes dues au transport (ligne de haute tension par exemple).
Qu’en pensez-vous ?
Image : www.roberamsterdam.com
Un bâtiment « zéro énergie » est en principe totalement indépendant en énergie. Il auto-produit ses besoins énergétiques en chauffage, eau chaude sanitaire et en électricité.

Dans la lutte contre le réchauffement climatique, les bâtiments sont un cheval de bataille important puisqu’ils représentent 46% de la consommation d’énergie et environ 23% des émissions de GES (réparties à 70% pour les logements et à 30% pour les entreprises dans le secteur tertiaire). L’UE l’a bien compris et souhaite développer l’indépendance énergétique des territoires pour réduire l’impact environnementale et les coûts des énergies. En ce sens, la nouvelle directive européenne en matière de construction et de consommation énergétique des bâtiments et plutôt ambitieuse :
« A partir de fin 2020, tous les bâtiments neufs devront être proches du zéro énergie et être largement alimentés par les énergies renouvelables, y compris l’énergie produite sur place ou à proximité. Ce délai est raccourci de deux ans pour les pouvoirs publics. ».
Il est demandé aux États membres de fournir des plans nationaux pour augmenter le nombre de bâtiments se rapprochant de la norme « zéro énergie » pour les bâtiments existants. Ils devront aussi proposer, mi-2011, une liste d’incitations, notamment financières, pour faciliter la transition
Les Etats Européens ont 2 ans pour retranscrire cette directive Européenne en droit local. On peut s’attendre donc à une mutation impressionnante des constructeurs et du marché de l’immobilier. On peut aussi s’attendre à ce que la future règlementation thermique (RT2012 ?) aille plus loin que le label BBC-Effinergie qui fixe à 50 KWh/M2/an la consommation d’énergie…
Le CAC 50, collectif anti charbon, et Greenpeace invitent tous les citoyens et acteurs de la société civile à manifester leur opposition au terminal charbonnier de Cherbourg et leur volonté de voir une alternative durable proposée pour ce port (http://www.nonaucharbon.com/).

Le projet de terminal charbonnier consisterait à installer sur le port de Cherbourg une installation de stockage et de transbordement de charbon qui atteindrait jusqu’à 4,5 millions de tonnes de charbon par an soit l’équivalent de 10 à 11 millions de tonnes de CO2.
Cette manifestation a pour but de manifester une opposition à ce projet, responsable de risques
environnementaux locaux et symbole du modèle énergétique responsable de la crise climatique. A un mois des négociations internationales sur le climat, ce rassemblement sera l’occasion de faire entendre la voix des citoyens face à l’urgence climatique et de rappeler aux dirigeants français leur responsabilité dans la lutte contre les changements climatiques.
La manifestation aura lieu le 7 novembre, le départ aura lieu à 14h30 place Napoléon à Cherbourg. Venir habillé tout en noir.
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