Your responsible Wear

24


août

Sportswear et surfwear : de la mode dans l’éthique ou de l’éthique dans la mode ?

posté par Marco dans

Qu’est ce que la mode éthique ? Le mot « éthique » semble bien éloigné de notre quotidien, si bien que nous ne savons plus trop ce qu’il signifie exactement. Il convient de le définir un peu plus précisément.

Le dictionnaire Hachette de la langue française nous dit que l’éthique est la science des mœurs et de la morale. Il y a bien sur les bonnes mœurs mais dans notre cas il ne s’agit pas de ça. Le dictionnaire nous dit là qu’il s’agit d’habitudes et de coutumes propres à un groupe humain, à une société, à un peuple. Il définit aussi la morale comme tout un ensemble de règles, d’obligations, de valeurs et de devoirs relatifs au bien et qui dans l’idéal devraient régler notre conduite. De plus, le sens moral est la faculté de discerner le bien et le mal, en conformité avec les règles de la conduite sociales ou avec ce qui est tenu pour bon ou édifiant.

Logo EthikMind faisant référence à la mode éthique

Je voudrais aussi citer ce grand personnage que je considère comme étant le père de l’éthique dans toute sa profondeur. Il était théologien, philosophe, médecin et musicien. Il a aussi été décoré du Prix Nobel de la Paix en 1952, il s’agit d’Albert Schweitzer :

« Deux jours passèrent. Au soir du troisième, alors que nous avancions dans la lumière du soleil couchant, en dispersant au passage une bande d’hippopotames, soudain m’apparurent, sans que je les eusse pressentis ou cherchés, les mots « Respect de la Vie ». La porte d’airain avait cédé. La piste s’était montrée à travers le fourré. Enfin je m’étais ouvert une voie vers le centre où l’affirmation du monde et l’affirmation de la vie se rejoignent dans l’éthique. (…) L’éthique c’est la reconnaissance de notre responsabilité envers tout ce qui vit ».

Sachant tout cela, nous pouvons aborder de façon plus éclairée la notion de mode éthique. La mode éthique met au premier plan le respect des hommes et de leurs conditions de travail. Puis elle s’intéresse aux savoirs faire et procédés industriels non polluants ainsi qu’aux savoirs faire qui respectent les cultures locales et ancestrales.

Par exemple, l’Ethical Fashion Show a publié une charte de bonne conduite pour les marques éthiques. Elles doivent s’engager :

  1. pour une création produite dans des conditions respectueuses de l’Homme (conditions des travailleurs conformément aux conventions de l’Organisation Internationale du Travail, développement des communautés par des investissements durables et respect de la propriété intellectuelle),
  2. pour une création qui minimise l’impact environnemental des filières de fabrication dans toutes les étapes du cycle de vie du produit,
  3. pour une création qui pérennise les savoir-faire locaux.

Où en est EthikMind là-dedans ?

Se lancer dans le textile sans capitaux, sans antécédents remarquables et en plus dans la mode éthique est un grand défi. En effet, dans ces conditions il est très difficile d’intéresser les acteurs du monde du textile. De plus, dans la mode éthique il existe encore peu d’acteurs, ce qui pose des problèmes de sourcing.

C’est pour cette raison qu’EthikMind souhaite être le plus transparent possible et être honnête vis-à-vis des personnes qui suivent l’aventure.

Au jour d’aujourd’hui, les choix d’EthikMind se sont portés sur des matières techniques fabriquées en Espagne ainsi que sur une main d’œuvre Espagnole. Cela permet :

  1. de travailler avec des structures qui respectent le code du travail espagnol donc l’OIT,
  2. de travailler en Europe et donc de limiter à minima les transports de marchandises pour éviter d’émettre des Gaz à Effet de Serre dans l’atmosphère,
  3. il reste les savoirs faire locaux, l’Espagne est certes un pays limitrophe de la France et un pays de l’UE mais j’aurais aimé trouver des solutions plus locales, dans la région Alsace par exemple. L’Alsace a pourtant connu son heure de gloire avec les premières grandes industries textiles au monde pour la production d’indiennes par exemple. Or j’ai pu faire des essais avec une entreprise qui fabrique dans le Haut-Rhin, mais la qualité attendue n’était pas au rendez-vous. Mais je ne perds pas espoir d’y arriver un jour, notamment avec la perspective d’utiliser une matière première issue du recyclage de bouteilles en plastique.

C’est tout l’intérêt de ce blog, d’être transparent, de vous communiquer où nous en sommes et enfin d’interagir avec vous grâce à vos remarques et suggestions au travers de vos commentaires sur le blog et sur facebook.

5


oct

Et si nous sortions du capitalisme ?

posté par Marco dans

L’auteur de ce livre nous livre une analyse contextuelle de l’évolution du capitalisme. Né en 1957 de parents issus de cette génération gâchée par la guerre, il se considère appartenant à une génération comblée qui a accumulé de « l’avoir » sans comprendre que « l’être » s’abimait…

sortirducapitalisme

A partir des années 80, l’argent est devenu roi, empereur et divinité. L’économie financière brassa des montants 30 fois supérieur à l’économie réelle. En 2002 le PIB mondial était de 32 000 milliards de dollars alors que le total des transactions monétaires atteignaient plus d’un million de milliard de dollars. La propriété mondiale repose sur l’endettement le plus effréné jamais expérimenté.

Au commencement du capitalisme, les hommes comme Max Weber plaçaient l’éthique au cœur du capitalisme. Cela se traduisit par une régression de la corruption. Mais l’avidité individualiste a émergé au détriment du bien commun et de la collectivité. Depuis, la corruption répand dans l’esprit publique l’idée qu’est le plus estimable non pas le plus vertueux mais le plus malin. L’éthique est alors devenu le frein des perdants !

A titre d’exemple de conditionnement psychologique dès le berceau, l’auteur compare un landau des années 70 avec une poussette des années 2000.

« Le landau enveloppe l’enfant et, surtout, le dispose de manière qu’il soit tourné vers le ou la pilote de l’engin, c’est-à-dire dans un contact visuel l’assurant qu’il est engagé dans une relation forte avec son environnement connu. Dans la poussette, au contraire, l’enfant est tourné vers le vaste monde, dirigé comme à son insu par une force invisible et obligé de se confronter à l’ensemble des émotions qui ne manquent pas de jaillir d’un trottoir citadin ».

Cela pour expliquer que le capitalisme a transformé la conscience publique en la convainquant de donner à l’individu une position démesurée par rapport aux relations humaines. L’individu n’est jamais à la hauteur de ses désirs incessamment excités par la publicité. Il reste en permanence en deçà de ses aspirations.

L’auteur nous fait comprendre que pour arrêter la machine capitaliste endiablée il nous faut vivre dans une société qui suive d’autres règles. Une société qui cherche le bien commun et l’écologie plutôt que le profit, la coopération plutôt que la compétition et enfin le retour au lien social car le bonheur est déterminé par la profondeur et l’amplitude de nos relations humaines.

27


août

Des T-Shirts équitables

fair1

Acheter équitable s’est s’opposer à vigoureusement à ça :

- Les producteurs de coton conventionnel subissent les fluctuations des prix sur le marché international. Depuis longtemps déjà, le prix du coton baisse. En revanche, le prix des engrais chimiques, des désherbants et des insecticides ainsi que le prix des semences augmente, ce qui ne fait que creuser encore plus l’écart entre le revenu et le coût de production. Par conséquent, les cultivateurs perdent leur base de subsistance la plus importante et, bien souvent, ils ne peuvent même plus subvenir aux besoins élémentaires de leur famille. En Inde, l’une des principales régions où l’on cultive le coton, cette évolution a déclenché une vague de suicides. Rien qu’entre 2005 et 2007, plus de 5000 petits producteurs ont mis fin à leurs jours à cause du désarroi dans lequel les plongeait leur situation désespérée.

- Pendant les soldes j’ai acheté un T-Shirt à 6 euros dans une grande enseigne Mulhousienne. C’est seulement grâce à la très mauvaise rémunération des employés qui travaillent dans la transformation du coton conventionnel et en particulier le travail des enfants. Ils sont très appréciés aussi en raison de leur petite taille pour se déplacer rapidement entre les arbustes. Ces enfants sont au contact de produits chimiques dangereux pour la santé : les engrais et les pesticides mais aussi lors du blanchissement, de la teinte et de l’impression des textiles qui nécessite beaucoup de produits très toxiques. Beaucoup d’entre eux souffrent d’inflammations chroniques des yeux, de maladies des reins ou du foie et de problèmes respiratoires. De plus, ils sont soumis à la brutalité arbitraire des surveillants et ils doivent renoncer à leur droit à la scolarité.

Pour trouver des boutiques qui vendent des vêtements bio et équitables dans la région des trois-frontières RDV sur www.bio-fair.ch.