21
mai
Les “green textiles” et la législation en Allemagne
Il existe des personnes qui ramassent le coton dans les champs et qui souffrent de sérieux problèmes de santé à cause des pesticides utilisés. Il existe aussi des enfants ou des jeunes femmes qui passent 14h par jour assis devant leur machines à coudre… Plusieurs rapports comme ces derniers au sujet des conditions de travail inhumaines ont secoué le public allemand. Il s’agit de nos vêtements, qu’ils soient bon marché ou d’une grande marque. Ce sont les excès de la globalisation économique. Par exemple en Allemagne, il n’y a plus de fabricants de textile à cause du prix de la main d’oeuvre. Ainsi, la production de textile n’est soumise à aucune législation allemande. Cependant, en Allemagne comme en France, de plus en plus de consommateurs demandent des normes minimales d’acceptabilité environnementales et sociales. C’est pour cette raison que le business du green textile explose dans nos 2 pays.
Le manque de possibilités de surveillance
À beaucoup d’égard, l’Allemagne est un pays pionnier en matière de protection de l’environnement et d’aliments biologiques. Des normes ont été développés pour les légumes, le pain, la viande bio. Des normes de bien-être des animaux ont même été établies afin de surveiller la production et gagner la confiance des consommateurs. Ce n’est pas le cas dans le textile. Heike Scheuer de l’IVN (Internationaler Verband der Naturtextilwirtschaft) décrit un des problèmes liés à cette question. « il est plus facile de classifier des produits alimentaires parce que les canaux de distribution sont plus clairs. » Un oeuf organique finit vers le haut dans un magasin de nourriture biologique ou le rayon bio d’un supermarché. Alors que dans le textile, les magasins ne font pas de zones spéciales “organique”. Et même si le coton d’un tee-shirt est bio, il y a un long chemin entre le champ de coton et le client… Les textiles sont teints, cousus, imprimés ou mercerisés. C’est beaucoup d’occasions pour imbiber nos Tee-shirts bio de toute une ribambelle de substances chimiques. La question du transport aussi : avant d’arriver dans une boutique, un tee-shirt a environ fait 4 fois le tour de la terre. Car pour optimiser les coûts, chaque étape de transformation se fait à un endroit différent. Sachant que le voyage se fait souvent en avion, autant dire que les résultat d’un bilan carbon serait catastrophique. Enfin, à chacune des étapes de transformation, des hommes et des femmes (parfois des enfants aussi) travaillent dans des conditions sociales qui ne sont pas vérifiées.
Toutes les compagnies qui communiquent sur leurs méthodes “eco-friendly” ne font pas la même chose. Parfois certaines nous feraient presque croire qu’elle sont entrain de changer le monde alors qu’en réalité elles n’ont pas beaucoup changé leurs méthodes de travail. Tout le monde fait quelque chose “pour la planète”, mais tout le monde se contente de faire ce qu’il veut. Il y a ceux qui s’intéressent à l’environnement et ceux qui s’intéressent au commerce équitable uniquement. Il n’y a pas d’harmonisation des mesures prises ni d’échelle pour quantifier et caractériser l’aspect “durable” de nos vêtements. Quand bien même se sont des initiatives venant des entreprises directement, il n’y a que trop peu de moyens pour vérifier et contrôler leurs actions. Il y a des entreprises qui fournissent des rapport très complet et précis. D’autre non, c’est un signe déjà. Mais il manque des organismes gouvernementaux pour apporter une législation. Les organismes actuels sont des associations : Par exemple, quatre grandes associations de textiles en Allemagne, en Russie, aux Etats-Unies et au Japon. Ils ont établi la norme Organique Globale de Textile (GOTS). Naturtextil (l’IVN) est aujourd’hui certainement l’établissement le plus strict en terme de protection de l’environnement et de responsabilité sociale.
Je pense qu’il ne faut pas oublier que la santé et le bien-être ne dépend pas simplement de ce que vous avez mis dans votre estomac, mais également ce qui vous avez mis sur votre peau.
L’article que je vous présente vient tout droit du site Internet du Goethe-Institut (Copyright: Goethe-Institut e. V., Online-Redaktion) à l’adresse suivante : http://www.goethe.de/kue/des/prj/mod/thm/en3922710.htm.





